La messe est donc dite
Traversée d’éclairs-obscurs
Du ventre de son antre
À Piétaille (tel est son nom)
De son antre donc
Où courent des rats morts
Et pleuvent des bouts de viande
Délestés du ciel
Où roulent encore de vielles valises
Empaillées
Mais où brille aussi
(Oh joie)
Un pur diamant
Pour cicatriser tous ses mouvements
Et de son antre (donc et redonc)
Il s’échine
Le Larsen Lupin
À nous déchirer tendrement les oreilles
En construisant
Tel un Masson (au pied d’une tête acéphale)
Un mur branlant de sons
Des deux côtés
Avec ses rythmes de travers
Et ses orgues mini-maux
Et à creuser
Avec sa voix de Chrysler rose
Le silence des lettres
Dans le plein éther
Et l’élégance d’Artaud le Mômo
De la poésie (quoi)
Pour l’honneur des bas-fronts
Qui avance sans rien (mais têtus)
Et aveugles
Tâtent dans le noir
L’interrupteur de l’éternel
Pour que la lumière blanche
Infiniment énorme
Au bord de l’abîme
Nous cligne (pauvres Jonas/János que nous sommes)
De son œil malicieux
