« Europé, qui dormait dans sa chambre à l’étage supérieur, crut voir deux terres se disputer à son sujet, la terre d’Asie et la terre d’en face ; leur aspect était celui de femmes. L’une avait les traits d’une étrangère ; l’autre ressemblait à une femme du pays ; elle s’attachait plus fort à la jeune fille, comme à sa fille, représentait qu’elle l’avait mise à jour et que seule elle avait pris soin d’elle ; mais l’autre, la saisissant de force de ses mains puissantes, l’entraînait sans qu’elle résistât, et déclarait que, par la volonté de Zeus porteur d’égide, il était décidé qu’Europé lui appartenait. » Moschos – Europé
Le nom d’« Europe » est lié, à tord ou à raison, à la fille d’Agénor, roi de Tyr, dont la beauté a attiré les convoitises du roi des dieux, Zeus ; qui, pour échapper à la jalousie d’Héra et tromper la jeune fille, s’est métamorphosé en un magnifique taureau blanc… pour l’approcher, sur une plage. Europe, attiré par le magnifique taureau, l’approche pour le caresser, puis grimpe sur son flanc… Alors Zeus, la kidnappa, franchit la mer jusqu’en Crête, où, là il s’accoupla avec elle. De cette union naquit Minos, qui devint roi de Crête ; et de ce kidnapping, ses frères partirent à sa recherche et dans leurs périples, colonisèrent, créèrent des cités grecques. Vers le soleil couchant…
Cette histoire illustre, parmi tant d’autres, ce lien évident entre l’Europe et la Grèce antique, propre à la Renaissance et à l’un de ses plus illustres représentants : l’humaniste Érasme.
DIAPORAMA SUR LES LIVRES OÙ APPARAÎT LE MYTHE D’EUROPE…
